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Gestes pour améliorer la qualité des eaux

N’oublions pas que l’eau de la rivière sera un jour notre eau potable

- L’abus de pesticides est dangereux pour tous les habitants du jardin



Les fleurs, les fruits et les légumes cultivés dans nos jardins sont de savoureux mets pour quelques animaux/champignons que l’on considère « indésirables ».
Les pesticides vous paraissent être la solution ? Bien au contraire, ces produits détruisent de nombreuses autres espèces qui sont vos alliées au potager. Une coccinelle peut dévorer jusqu’à 100 pucerons par jour. En plus de détruire l’équilibre biologique des petites bêtes de votre jardin, les pesticides sont dangereux pour votre santé et contribuent à la pollution des cours d’eau.


Comment faire autrement ? Les deux documents ci-dessous vous donneront des astuces et des conseils pour préserver vos cultures, votre santé et l’environnement !



Guide pour jardiner + nature (Ministère de l’écologie, 2014)
Se passer des pesticides c’est possible (FREDON Lorraine, 2009)
           

 


- L’entretien des berges par les propriétaires riverains

Les propriétaires riverains d’un cours d’eau sont propriétaires et responsables des berges, ils sont également propriétaires du fond du lit jusqu’au milieu du cours d’eau. En revanche, l’eau ne leur appartient pas, c’est une ressource vitale et universelle qui appartient à tous.
Les propriétaires ont le devoir de maintenir un entretien régulier du cours d’eau et de ses abords avec notamment l’élagage de la végétation, l’enlèvement des débris et des embâcles entravant la libre circulation des eaux. Si le propriétaire ne s’acquitte pas de cette obligation, le Conseil général, la Commune ainsi que les Intercommunalités peuvent prescrire ou exécuter les travaux qui présentent un caractère d’urgence. Le propriétaire doit alors régler le montant des travaux engagés.
Cet entretien maintient le cours d’eau dans son profil d’équilibre, facilite l’écoulement naturel des eaux et contribue au bon état écologique du milieu.

- Le ragondin : espèce nuisible, arrêtons de le nourrir

Cet animal peut paraître attrayant par son caractère peu craintif. En effet, il se laisse facilement surprendre dans la rivière ou sur ses berges. Cependant, il cache un double danger : écologique et sanitaire

Ecologique : les ragondins détruisent les plantes aquatiques dont ils sont friands, or ces plantes jouent un rôle important dans l’autoépuration (la dépollution) des rivières. De plus, ces animaux creusent des galeries de plusieurs mètres de longueur ce qui provoque des effondrements de berges.



Sanitaire : le ragondin peut être porteur de la Leptospirose (maladie infectieuse) transmissible à l’Homme et au chien par un contact entre les urines du ragondin infecté, ou des végétaux souillés, et les muqueuses ou des plaies mal protégées.
Aussi, pour réduire les populations de ragondins et ainsi éviter les risques sanitaires et écologiques, nous vous demandons de ne pas nourrir ces animaux.

- Avoir des branchements d’assainissement conformes

Que ce soit en logement individuel ou collectif, chacun d’entre nous est raccordé au réseau d’assainissement. Lorsque celui-ci est un réseau séparatif, cela signifie qu’il existe deux tuyaux :
      * un premier pour rejeter les eaux usées (eau provenant des éviers, machines à laver, wc, douches, etc.), ces eaux sales sont dirigées vers la station d’épuration qui va traiter l’eau avant de la rejeter, propre, au milieu naturel.
      * un second tuyau pour les eaux de pluie (eau provenant des gouttières, terrasses, allées de garage, etc), ces eaux pluviales ne nécessitant pas de traitement sont, elles, dirigées directement vers le milieu naturel.
Ainsi, il est primordial de ne pas mélanger ou inverser ces deux rejets. En effet, il existe encore de nombreux raccordements non-conformes qui entraînent une pollution de la rivière par les eaux usées.




Pour éviter ces problématiques et vous mettre en conformité, faites appel à un professionnel qui vérifiera la conformité de vos branchements. Alerter également la collectivité qui gère les réseaux publics afin de bénéficier de ses conseils. Certaines structures, comme le SyAGE, réalisent les enquêtes de conformité chez les particuliers. En cas de vente de votre bien, cette conformité devra être vérifiée.
 

- Ce qui est jeté dans la rue finit à la rivière …




Nombreux sont les mégots de cigarette jetés sur la chaussée ou écrasés sur le trottoir … mais où vont-ils ? Où va l’eau savonneuse du nettoyage de ma voiture dans la rue ? Et le reste de peinture ou l’eau de rinçage d’un pot que je jette à l’égout ?







Tout ce qui est jeté dans la rue et qui rejoint le caniveau finit A LA RIVIÈRE.
Aujourd’hui encore la pluie entraîne les déchets jetés à terre vers ces caniveaux. Ces derniers, appelés également avaloirs,  sont destinés à récupérer uniquement l’eau de pluie, c’est pour cela que leur rejet se situe en rivière.


En revanche, il existe un lieu approprié pour chacun des usages :
- Les mégots de cigarettes à la poubelle
- Le nettoyage des voitures dans les aires de lavage appropriées,
- Les déchets de peinture, solvant et autres produits à la déchetterie
Que l’on soit à proximité ou loin de la rivière, tous nos gestes peuvent avoir un impact conséquent sur la qualité de nos cours d’eau et la vie aquatique. Soyons vigilants et préservons ensemble notre ressource en eau.



- Pas de lingettes dans les toilettes !

L’emploi de lingettes se multiplie et même si sa praticité n’est plus à démontrer, la lingette peut poser des problèmes dans les réseaux. La lingette est constituée de fibres synthétiques très résistantes, par conséquent elle met beaucoup de temps avant de se dégrader (même si elle est biodégradable). Le temps passé dans les canalisations ne permet pas leur dégradation.





En effet, les eaux usées transitent des habitations à la station d’épuration en quelques minutes seulement.  Comme tout déchet, la lingette ne doit pas être jetée dans les toilettes. Le cumul de ces dernières forme des bouchons dans les réseaux d’assainissement qui entraînent le débordement des eaux usées …
             

La rivière peut ainsi devenir l’exutoire de ces débordements et être polluée.




Gestes pour rationaliser la quantité d’eau utilisée

Le bassin versant de l’Yerres se situe au-dessus de la nappe souterraine du Champigny. Le niveau de cette nappe atteint régulièrement les seuils d’alerte (déficit en eau) d’où les arrêtés sécheresse délivrés régulièrement ces dernières années, qui interdisent les arrosages.  Il est donc primordial que chacun agisse pour préserver notre ressource en eau.

- Réutiliser l’eau de pluie, source d’eau gratuite et écologique

Installer une cuve de récupération des eaux de pluie peut faire faire de grande économie. En effet, l’eau qui tombe du ciel est gratuite et peut facilement être réutilisée pour arroser votre jardin. En France, on estime en moyenne la consommation d’eau pour un potager à 6L/m². L’installation la plus simple est de connecter vos gouttières à une cuve de récupération (enterrée ou hors sol) ainsi l’eau stockée pourra être utilisée selon les besoins du jardin. De plus, l’eau de pluie est douce, peu calcaire et à température ambiante, donc plus adaptée à l’arrosage des plantes que l’eau du robinet.
En plus de faire des économies d’eau potable, cette pratique permet également d’infiltrer l’eau de pluie qui était peut-être destinée à aller surcharger les réseaux et faire grossir la rivière.


- Du matériel au service de l’économie d’eau

Plusieurs systèmes d’économie d’eau peuvent être installés dans votre habitation.

- TOILETTES : La chasse d’eau double flux, elle permet de nettoyer vos toilettes avec deux volumes d’eau différents (6L/3L), suivant le besoin. Il existe également des sacs économiseurs d’eau, d’une contenance d’un litre, il suffit de l’insérer dans le réservoir de vos toilettes ce qui permettra d’économiser 1 litre d’eau par chasse. Vous pouvez également utiliser une bouteille d’eau lestés.

- ROBINETS : Le mousseur ou aérateur, c’est un embout qui se fixe à l’orifice de sortie du robinet, et qui, en injectant de minuscules bulles d’air dans l’eau de sortie, permet de réduire le débit d’un robinet standard de 30 à 70%, sans perte de confort.

- DOUCHES : deux systèmes permettent d’économiser l’eau de la douche. Le premier est le réducteur de débit qui, comme son nom l’indique, réduit le débit d’arrivée d’eau, il s’installe entre le flexible et la pomme de douche et entraîne une économie d’eau de 40%. Le second système est la pomme de douche économique qui reprend le fonctionnement du mousseur en mélangeant de l’air à l’eau. Ainsi, le débit reste identique en consommant en moyenne 50% moins d’eau.

- Des gestes du quotidien qui préservent la ressource :

> Arrosez de préférence votre jardin le soir, vous éviterez ainsi l’évaporation de l’eau par la chaleur .

> Privilégiez les douches aux bains, en effet, une douche nécessite en moyenne 40 à 80 litres d’eau contre 120 à 200 litres pour remplir une baignoire. Cette consommation est valable si vous coupez le robinet pendant que vous vous savonnez et si vous passez 5 à 10 min sous la douche .

> Fermez le robinet pendant le brossage des dents, si le robinet reste ouvert, c’est 18 litres d’eau gaspillés .

> Lavez la vaisselle à la main ne veux pas dire gaspiller l’eau. Si on ne laisse pas couler le robinet (un bac de lavage, un bac de rinçage) le lavage à la main peut être économe.

> Le lave-vaisselle peut être plus économique en eau s’il est utilisé de manière optimale : le faire tourner à pleine charge et ne pas rincer la vaisselle avant de la mettre dans la machine.

> Luttez contre les fuites. Relevez votre compteur le soir avant d’aller vous coucher et le matin en vous levant (sans avoir utilisé ni robinet ni appareil ménager), si le chiffre est resté identique, tout va bien, sinon vous avez une fuite. Un robinet qui goutte peu consommé jusqu’à 300 litres d’eau par jour ou encore une chasse d’eau qui coule, jusqu’à 500 litres.

> Recyclez le papier contribue à économiser l’eau.  La fabrication de papier recyclé  consomme 9 fois moins d’eau que la fabrication du papier neuf ainsi 1 tonne de papier recyclé épargne 48 000 litres d’eau.


Biodiversité : je veux participer

Le suivi photographique des insectes pollinisateurs (SPIPOLL) : cliquez ici pour en savoir plus .

L’observatoire des papillons des jardins : cliquez ici pour en savoir plus .

Les plantes sauvages de ma rue : cliquez ici pour en savoir plus .