Réguler pour protéger

Les phénomènes naturels, notamment les inondations, n’ont jamais cessé d’exister.

L’actualité en est encore un reflet aujourd’hui. Les crues constituent, au même titre que les étiages un élément normal du régime d’un cours d’eau. Les ouvrages hydrauliques ont certes été conçus pour écrêter les crues les plus fréquentes mais au-delà, la régulation devient inefficace et l’Yerres déborde naturellement dans son lit majeur.

Oui, le risque inondation existe bel et bien dans la vallée et continuera d’exister. Une crue comme celle de l’Yerres de 1978 ou celle de la Seine de 1910, peut se reproduire demain, dans 10 ou 100 ans. Nul n’est capable de le prédire. Connaître le risque, en avoir conscience, le prévenir en s’adaptant en conséquence, et entretenir la mémoire des catastrophes passées, restent les moyens les plus sûrs d’y faire face.


Le syndicat dispose de 8 barrages télégérés qui lui permettent de réguler le niveau de l’Yerres pour des événements de crues qui ne dépassent pas une période de retour de 10 ans. En parallèle, d’autres outils complètent ce dispositif de gestion : des pluviomètres, des stations débitmétriques et une station d’alerte crue, située à Courtomer, en Seine et Marne.

À l’instar des barrages, ces stations sont reliées au dispositif de supervision centralisé au siège du Syndicat. Tous ces moyens permettent au SyAGE de connaître et d’anticiper sous 24 heures une situation hydraulique à risque pour la basse vallée de l’Yerres.

Après la crue majeure de l’Yerres de 1978, les barrages ont progressivement remplacé (entre 1982 et 1995) les seuils fixes et les vannages des moulins de l’Yerres. Pourtant, certains de ces seuils privés existent encore et c’est en étroite collaboration avec leur propriétaire que le SyAGE affine au mieux la régulation de l’Yerres à l’aide des vannages des moulins. Les dispositifs de régulation contribuent directement à la réduction du risque, mais pour accroître leur efficacité, ils doivent être associés à des outils d’information du public (le SIRYAC).