L’eau sous surveillance

Surveiller et lutter contre les pollutions
Par le suivi régulier des eaux de surface de l’Yerres, du Réveillon et de leurs affluents, le SyAGE veille à la protection de la ressource en eau en mesurant régulièrement sa qualité. Il met tout en oeuvre pour résorber ou confiner les pollutions. Il alerte les acteurs concernés par une éventuelle dégradation de l’eau qui pourrait impacter la faune et la flore mais aussi la production d’eau potable.

Les analyses régulières des eaux de la rivière
La rivière est un milieu vivant sans cesse agressé par des pollutions humaines, urbaines et agricoles qui mettent en danger la faune et la flore mais aussi les eaux des nappes phréatiques et des rivières, utilisées pour l’approvisionnement en eau potable. En outre tous les travaux (assainissement ou rivière) doivent être contrôlés pour vérifier leur impact sur le milieu. L’analyse régulière de l’eau permet de connaître le niveau de dégradation du milieu et d’engager des solutions pour atteindre l’objectif du bon état écologique.
 


Les types de pollution récurrents
Le ruissellement des eaux pluviales sur nos routes entraîne jusque dans la rivière diverses substances
nocives. Par nos gestes au quotidien, nous polluons également la rivière : lavages de voitures sur la chaussée, utilisation de pesticides ou vidanges sauvages, sans compter les réseaux d’eaux usées mal branchés ou défectueux et les débordements des installations humaines.


Les outils de mesure dont dispose le SYAGE
Lors de la campagne annuelle du suivi de la qualité de l’eau de l’Yerres et de ses affluents, différents types de mesures sur les cours d’eau sont réalisés, toujours aux mêmes endroits, à intervalles réguliers. En outre, le syndicat est équipé de deux stations de mesure de la qualité en continu situées sur l’Yerres à la confluence avec la Seine, et sur le Réveillon à la confluence avec l’Yerres. Les données sont rapatriées sur un poste de supervision situé au siège du Syndicat. On peut ainsi connaître, dans le temps, l’évolution des paramètres - conductivité, pH, température, oxygène,ammonium, turbidité de la rivière - et déceler les pollutions existantes. Chaque mois, le service élabore un bilan qu’il transmet aux partenaires institutionnels.

Les méthodes pour évaluer la qualité des eaux

INDICATEURS PHYSICO-CHIMIQUES
On mesure la température de l’eau, son pH, sa conductivité et son oxygénation. Ces paramètres reflètent la présence ou non d’anomalies. Certains éléments présents en trop grande concentration démontrent une pollution importante. L’azote est un indice de pollution par les eaux usées ou les produits agricoles ; le phosphore signale
une pollution par les produits de lessivage et les engrais.

INDICATEURS BIOLOGIQUES
Ce sont des approches globales de la qualité : elles ne permettent pas de déterminer l’élément polluant mais donnent une image générale du cours d’eau basée sur la possibilité de survie des espèces. Deux indices permettent de suivre la qualité biologique du cours d’eau :

  • IBGN ou Indice Biologique Global Normalisé
    Il permet d’évaluer la qualité hydro biologique (vie aquatique) d’un site ou l’incidence d’une perturbation sur le milieu, par l’intermédiaire de la composition des peuplements d’invertébrés vivant sur divers habitats : larves d’insectes, mollusques, crustacés.
  • IPS ou Indice de Polluosensibilité Spécifique
    Il est basé sur l’étude d’une communauté d’algues microscopiques appelées Diatomées. Ces organismes unicellulaires présents dans les lacs et rivières sont de bons bio-indicateurs.

ÉLÉMENTS CHIMIQUES présents dans les SÉDIMENTS
Les mesures chimiques effectuées sur les sédiments en fond de rivière consistent à rechercher la pollution due aux métaux comme le cuivre, le mercure, le plomb, qui ont tendance à s’accumuler dans les sédiments.

CONCENTRATION DE PESTICIDES
Le suivi des pesticides dans les cours d’eau a pour but de mettre en évidence une évolution des pratiques, tant celles des services communaux que des « jardiniers amateurs ». Ainsi les molécules choisies sont plutôt représentatives d’un usage urbain. Il s’agit des molécules suivantes : Diuron, AMPA, glyphosate et atrazine.

Pour en savoir plus sur la qualité de l’eau et des milieux, vous pouvez consulter les sites de :

  • L’ONEMA (Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques) constate les infractions et établit des procès-verbaux.
  • La MISE (Mission Inter Services de l’Eau)
  • La Direction Départementale Territoriale qui instruit les dossiers et établit des procès-verbaux, après constatation sur le terrain.