Le comité de pilotage du site Natura 2000 de l’Yerres s’est réuni à Rozay-en-Brie, le 28 janvier. Élus, représentants de l’État et de la Région, de l’Office français de la biodiversité, associations et techniciens ont fait le point sur les actions menées en 2025 et discuté des projets pour 2026.
Natura 2000 n’est pas une contrainte, mais une démarche collective de gestion des espaces naturels. « C’est l’affaire de tous. L’objectif est de préserver la qualité de l’eau et les habitats aquatiques, essentiels à la faune et aux activités locales », a rappelé Christian Ghis, président du comité de pilotage du site Natura 2000 de l’Yerres de sa source à Chaumes-en-Brie.
Bilan des actions 2025
Florence Knittel, l’animatrice du site Natura 2000 a dressé le bilan de l’année dernière.
Campagne d’entretien de l’Yerres et de ses berges :
36 arbres ont été abattus, 8 élagués en têtard, 270 mètres de haies entretenues, 75 arbres en travers retirés, 185 m³ d’embâcles dégagés et 20 m³ de sédiments désenvasés. Le coût de la campagne s’est élevé à 74 185 € (TTC).
Ces travaux ont amélioré la circulation de l’eau, la qualité des habitats et contribué à la prévention des inondations.
Les rencontres avec les communes ont permis d’adapter les projets aux réalités locales.
À Bernay-Vilbert, un sentier pédagogique a été proposé, accompagné de conseils pour la gestion des berges communales.
À Lumigny-Nesles-Ormeaux, des projets de sensibilisation sont envisagés.
Par ailleurs, une première charte Natura 2000 est en cours de préparation avec la Fédération de pêche de Seine-et-Marne pour 3,5 hectares de berges. Les chartes formalisent l’engagement des communes et des propriétaires pour la protection du site et symbolisent un partenariat concret avec le territoire.
Le suivi piscicole a confirmé la présence du Chabot et révélé pour la première fois la Bouvière. Le Chabot a été observé en aval avec une vingtaine de juvéniles, signe encourageant de reproduction, tandis que la Bouvière a été détectée sur deux stations, en lien avec les moules d’eau douce. « Ces espèces sont très sensibles à leur environnement et leur présence témoigne d’une amélioration de la qualité de l’eau », a souligné Florence Knittel, animatrice du site Natura 2000.
Perspectives pour 2026
« La priorité est de finaliser et signer les premières chartes Natura 2000 ». Les chartes formalisent l’engagement des communes et des propriétaires pour la protection du site et symbolisent un partenariat concret avec le territoire. Les actions prévues incluent la poursuite des travaux de restauration de la continuité écologique, le lancement d’études de faisabilité sur de nouveaux sites, le développement de la communication et de la sensibilisation grâce à la création d’un flyer, d’une gazette biannuelle et un projet d’une vidéo de présentation. Le suivi des espèces, notamment du Chabot et de la Bouvière, se poursuivra pour adapter les actions de gestion au plus près de leurs besoins.
Une signalétique valorisante pour le site et les communes
Temps fort de 2026 : la Région Île-de-France apportera une aide financière conséquente pour la mise en place d’une signalétique et de panneaux pédagogiques (seule la pose des panneaux ne sera pas prise en charge). Ces installations permettront de mieux identifier le site Natura 2000, de présenter sa biodiversité et de mettre en valeur les actions réalisées sur la rivière. Cette initiative mettra le site en lumière et constituera une véritable vitrine pour les communes, contribuant à sensibiliser habitants et visiteurs tout en valorisant le territoire.



