Chaîne trophique, histosols ou réductisols… des termes qui ne sont désormais plus inconnus pour les participants à la balade sur les zones humides, organisée par le SyAGE. Celle-ci s’est déroulée à Boussy-Saint-Antoine, le 19 février, sous la houlette de Thibault Nowak, animateur zones humides au SyAGE.
C’est depuis le parc de la mairie buxacienne que Thibault a rappelé les trois fonctions essentielles des zones humides. Si elles peuvent prendre différentes formes (mare, tourbière, rive de cours d’eau, prairie humide, forêt alluviale, étang, bord de plan d’eau…), elles sont caractérisées par la présence d’eau, permanente et ou temporaire et jouent un rôle indispensable dans la régulation du cycle de l’eau. « Comme une éponge naturelle, elles retiennent l’eau l’hiver en la stockant et la restituant lors de la période sèche. Elles assurent une fonction biogéochimique, en filtrant les polluants, d’autoépuration comme un filtre à café. Et elles abritent une riche biodiversité (100% des amphibiens, 50% des oiseaux et 30% des plantes remarquables dépendent des zones humide) et ont un rôle écologique crucial. Il coûte 5 fois moins cher de protéger les zones humides que de compenser la perte des services qu’elles nous rendent gratuitement ».
Chaîne trophique
L’animateur a également abordé des aspects moins connus comme la chaîne trophique et les sols des zones humides. Une chaîne trophique montre comment l’énergie circule dans un écosystème, passant des plantes (producteurs) aux animaux :
- Les consommateurs primaires qui sont les herbivores qui se nourrissent directement des producteurs
- Les consommateurs secondaires qui sont les carnivores qui mangent les herbivores
- Les consommateurs tertiaires, les carnivores qui mangent d’autres carnivores dont l’homme
- Et au final les décomposeurs (champignons et bactéries) qui recyclent la matière morte.
Chaque niveau de la chaîne trophique dépend du précédent pour sa nourriture et l’énergie se transfère d’un niveau à l’autre, bien qu’une partie soit perdue à chaque étape.
Sols des zones humides
Les sols des zones humides (sols sombre, sol verdâtre / bleu, sol avec tâche de rouille) sont uniques en raison de leur saturation prolongée en eau, ce qui crée des conditions particulières :
- Les histosols : Ils sont riches en matière organique : Les débris végétaux et animaux se décomposent lentement.
- Les réductisols : Le manque d’oxygène dans le sol favorise des réactions chimiques spécifiques, comme la formation de composés réduits.
- Les rédoxisols : Alternance oxydation-réduction, les rédoxisols subissent des cycles d’inondation et de séchage, entraînant des processus alternés d’oxydation et de réduction.
Ces caractéristiques influencent la biodiversité et les processus écologiques des zones humides.
A noter : le SyAGE vous propose une visite balade découverte des zones humides, à travers le ru de la Navette à Montgeron, le 22 mars, à 15h.
Cette balade est l’occasion de découvrir ce que sont les zones humides, leur rôle essentiel dans l’écosystème et leur importance pour la gestion de l’eau.
Sur inscription : 01 78 84 23 48 ou maisonenvironnement@vyvs.fr