Le service Assainissement et Réseux Publics du SyAGE a organisé une visite de terrain pour présenter le projet de renouvellement du siphon sous l’Yerres, au niveau du Vieux Pont, à Boussy-Saint-Antoine, ainsi que les différentes étapes déjà engagées, le 2 septembre.
Construit il y a près de 50 ans, le siphon arrive aujourd’hui en fin de vie. Vieillissant et difficile à entretenir, notamment parce qu’une partie importante de l’ouvrage se trouve en domaine privé, il est également confronté à d’importants apports d’eaux claires parasites qui perturbent le fonctionnement du réseau.
« L’objectif du projet est double : remplacer et redimensionner le siphon, mais aussi reprendre les réseaux en amont et en aval afin d’améliorer l’écoulement », précise Laura Chevalier, chargée d’opérations d’assainissement, qui a assuré la visite.
Plusieurs solutions ont été étudiées pour franchir l’Yerres, dont le recours à un micro-tunnelier. La solution privilégiée, moins onéreuse et invasive, prévoit finalement une intervention en tranchée dans le lit de la rivière, de l’autre côté du vieux pont.
La tranchée sera réalisée directement dans le lit de la rivière, à l’aide de batardeaux permettant de travailler successivement sur une partie de la rivière puis sur l’autre. Le tuyau, pré-assemblé et soudé en laboratoire sur toute sa longueur, sera ensuite posé dans la tranchée avant son remblaiement.
Cette intervention tiendra compte de la présence de pieux en bois sous le pont. Des essais de pompage et un suivi des niveaux d’eau sont notamment prévus afin de limiter tout risque pour ces fondations anciennes.
À ces contraintes s’ajoutent la présence de nombreux réseaux de concessionnaires, une zone humide, des sols présentant des pollutions superficielles, des enjeux archéologiques autour du lavoir et des accès particulièrement difficiles côté aval, notamment en raison de propriétés privées.
De nombreuses études ont déjà été réalisées ou sont encore en cours : modélisation hydraulique, géodétection, études géotechniques, relevé bathymétrique, délimitation de la zone humide, analyses des sols et inspection télévisée des réseaux.
Une étude hydraulique complémentaire est également menée afin d’identifier les différents apports d’eaux pluviales arrivant dans le réseau d’eaux usées en amont.
« Le projet nécessite par ailleurs plusieurs démarches réglementaires, notamment auprès de la police de l’eau, de la Commission départementales de la nature, des paysages et des sites mais aussi des Architectes des Bâtiments de France, ainsi que la régularisation de certaines questions foncières et donc des délais de traitement. »
Le coût des travaux est estimé à 2 millions d’euros. Une aide devrait être attribuée par l’Agence de l’Eau Seine-Normandie qui a déjà versé une subvention de 30 000 euros pour les études préliminaires (85 000 €).
En attendant le renouvellement du siphon dont les travaux devraient intervenir en juin 2027, le SyAGE a créé dès 2020 un by-pass (c’est une canalisation ou un dispositif temporaire qui permet de faire passer les eaux usées par un autre chemin lorsqu’on doit intervenir sur une canalisation ou un ouvrage existant). afin de limiter les conséquences des débordements de la rivière et de protéger les riverains concernés.
Ce dispositif restera en fonctionnement jusqu’à la mise en service du nouveau siphon, prévue fin 2027, avant d’être déposé.




