On vous explique tout sur le risque inondation

Le risque d’inondation désigne la probabilité qu’un territoire soit submergé temporairement par de l’eau, entraînant des dommages pour les populations, les biens, les infrastructures ou l’environnement.

Une inondation correspond à la submersion temporaire, plus ou moins rapide, de zones pouvant être habitée par des hauteurs d’eau variables. Elle est l’un des principaux risques naturels en France.

On estime que, sur le territoire français, une personne sur 4 est potentiellement exposée au risque inondation, et qu’une commune sur trois est susceptible d’être inondée (tout ou partie).

Définition du risque

Le risque est le croisement de deux notions : les aléas et les enjeux.
C’est donc la combinaison de ces 2 facteurs qui va considérer un risque comme majeur ou non.

  • Aléa : la probabilité qu’un événement hydrologique naturel (crue, submersion marine, ruissellement) se produise avec une certaine intensité, pouvant porter atteinte aux personnes, aux biens ou à l’environnement.
  • Enjeux : les biens et personnes situés dans la zone potentiellement inondable (logements, routes, écoles, zones industrielles, etc.).

On va également prendre en compte la vulnérabilité d’un enjeu, c’est-à-dire la fragilité d’un bâtiment face à une inondation et sa capacité à s’en remettre.
La vulnérabilité dépend des enjeux exposés, de la résistance du bâtiment face à l’eau, et de sa capacité à retrouver un fonctionnement normal après l’inondation.

Plus un bâtiment subit de dégâts importants lorsqu’il est inondé, plus il est considéré comme vulnérable.

Voici la formule qui définit le risque inondation :
Risque = Aléa × Vulnérabilité × Enjeux

Un risque est dit majeur quand il peut avoir de lourdes conséquences (causer de très gros dégâts), dépasser les capacités des secours et avoir un impact durable sur la vie et l’économie de la zone touchée, même si sa probabilité est faible.

Comment prévenir et gérer le risque

La gestion du risque d’inondation repose sur une combinaison d’actions anticipées, de mesures d’adaptation et d’organisation collective. Elle vise à réduire l’impact potentiel des inondations sur les populations, les biens, et l’environnement.

Cela comprend plusieurs volets complémentaires :

  • Cartographie et zonage – pour identifier les zones à risque pour mieux les gérer.
    – Cela passe par des Plans de Prévention des Risques d’Inondation (PPRI) qui sont élaborés par les services de l’État. Ces plans réglementent l’usage des sols en fonction du niveau de risque (interdictions, prescriptions, mesures de réduction de vulnérabilité). Ils s’imposent aux documents d’urbanisme (PLU, SCOT) ;
    – Et des cartes d’aléas. Elles représentent les zones selon leur exposition au risque d’inondation, en tenant compte de la fréquence et de l’intensité des crues zones rouges (aléa fort) /oranges (aléa modéré) /bleues (aléa faible).
  • Aménagement du territoire – pour éviter d’aggraver l’exposition au risque
    Cela signifie interdire ou réglementer les constructions en zone inondable ; restaurer les zones naturelles d’expansion des crues ; favoriser des constructions adaptées (Rehaussement des planchers, matériaux résistants à l’eau, dispositifs d’évacuation).
  • Ouvrages de protection – limiter les effets directs des inondations.
    En construisant des digues, des bassins de rétention, des seuils ou des barrages… ces ouvrages vont protéger les zones habitées et stocker temporairement les eaux.
    Mais attention, même si ces ouvrages réduisent le risque ils ne l’annulent jamais. Car leur rupture peut même aggraver les conséquences.
  • Alerte et gestion de crise – pour anticiper et réagir rapidement en cas d’inondation.
    Vigicrues, sirènes, plans communaux de sauvegarde ; Cellules de crise, plans d’évacuation… Ces systèmes permettent de fournir des prévisions en temps réel, d’informer rapidement la population et de coordonner les secours et les évaluations.
  • Sensibilisation des citoyens – pour rendre chacun acteur de sa propre sécurité.
    Connaître les risques, s’informer et adopter les bons réflexes, c’est la clé de la sécurité !

En résumé

Le risque d’inondation est un phénomène complexe et croissant du fait :

  • de l’urbanisation dans la zone d’impact de l’aléa,
  • du changement climatique (augmentation des événements extrêmes),
  • de l’imperméabilisation des sols…

La prévention et la gestion des inondations reposent sur l’anticipation, la coordination et la responsabilité de tous : élus, services publics, urbanistes, citoyens.