18 élèves de terminale STAV (Sciences et Technologies de l’Agronomie et du Vivant) du lycée Bougainvilliers, à Brie-Comte-Robert, sont partis à la découverte de plusieurs projets menés par le SyAGE pour restaurer les cours d’eau et les milieux aquatiques, le 5 et 6 octobre.
À Ozouer-le-Voulgis, ils et elles ont découvert le projet de restauration de la continuité écologique de l’Yerres, avec Camille Dory, ingénieure Gestion des Milieux Aquatiques au sein de la direction GeMAPI du SyAGE. « L’opération prévoit notamment la suppression d’un clapet afin de rétablir un écoulement plus naturel de la rivière, de permettre le déplacement des poissons et de favoriser la circulation naturelle des sédiments. »
Julien Calvet, technicien en charge des aménagements de la Liaison Verte et des cours d’eau, leur a ensuite expliqué ses missions qui se déploient sur une quarantaine de kilomètres le long de l’Yerres et du Réveillon. Et ainsi que celles de l’équipe rivière qui assure la gestion et l’entretien des berges, mais aussi le suivi et l’aménagement des cours d’eau. Autant d’actions menées sur la partie aval du bassin versant de l’Yerres.
Le lendemain, direction Yerres et l’île Panchout. Florence Knittel, chargée de projets Gestion des Eaux et des Milieux Aquatiques, leur a fait découvrir les travaux de renaturation achevés en début d’année, qui s’inscrivent dans une démarche globale de restauration de la continuité écologique de l’Yerres.
Après l’abaissement du barrage de Céravennes en 2021, les travaux ont permis de recréer une dynamique plus naturelle de la rivière, d’améliorer la qualité de l’eau et de restaurer des habitats favorables à la faune et à la flore. Ils ont également redonné vie à une zone humide essentielle au fonctionnement de l’écosystème.
« Trois mares ont été aménagées et un nouveau chenal a été en partie modelé. Des banquettes végétalisées ont été réalisées pour favoriser un écoulement plus naturel et mieux oxygéné. L’ancien bras mort de la rivière constitue désormais une frayère, c’est-à-dire une zone de reproduction qui permettra aux poissons de se développer et améliorera la biodiversité aquatique », a expliqué Florence Knittel.
Ces deux journées ont ainsi permis aux lycéens de découvrir, directement sur le terrain, les actions menées par le SyAGE en faveur des cours d’eau et de mieux comprendre les enjeux de leur restauration.



