Renaturation du quartier du Blandin : le chantier continue

La réhabilitation sans tranchée du réseau du quartier Blandin à Villeneuve-Saint-Georges a débuté sur la partie nord du chemin des Pêcheurs.

L’objectif ?
Déplacer et rénover un réseau d’eaux usées, pour faire place nette avant le chantier de requalification du quartier à l’horizon 2027.
Car dans ce secteur à la confluence de l’Yerres et de la Seine qui est très exposé aux inondations, le SyAGE prévoit l’aménagement d’une zone de débordement de la rivière en cas de crue. Mais également un espace naturel qui sera partiellement ouvert au public.

Il s’agit du réseau de transport d’eaux usées (de diamètre « 700 » soit 70 cm) situé le long de l’Yerres. Sur ce secteur, l’emprise de la zone de renaturation du quartier Blandin est située uniquement entre la route et l’Yerres, les pavillons existants côté pair seront conservés. Cela nécessite donc la conservation du réseau d’eaux usées existant, et sa réhabilitation.

Pour cette phase de travaux rue d’Yerres, 3 tronçons ont déjà été chemisés et un quatrième a été réalisé le mercredi 4 juin.

Le chemisage des canalisations, qu’est-ce que c’est ?
Cette technique, régulièrement utilisée par le SyAGE lors des travaux de réhabilitation de ses réseaux d’assainissement, permet de remettre en état la canalisation sans ouvrir la chaussée. Elle consiste à réparer l’intérieur des canalisations par un procédé mêlant gaine textile et résine.
La gaine insérée à l’intérieur du collecteur (tuyau) vient se plaquer contre la paroi de la canalisation. On veille à ne laisser aucun espace entre le chemisage et la paroi. La gaine est ensuite séchée par vapeur. La résine contenue dans la gaine, sous l’effet de la chaleur, va durcir et donner une seconde vie à la canalisation. On utilise le chemisage quand les collecteurs ne présentent pas de défauts structurels majeurs, et que l’on n’a pas besoin de redonner de la pente au réseau ni de redimensionner les canalisations.
Avec des avantages non négligeables : des travaux moins chers et plus rapides, des nuisances (notamment sonores) moindres, une très bonne résistance mécanique.

La fin des travaux est prévue pour fin novembre 2025.
Le coût des travaux s’élève à 5 069 000 euros financés par l’Agence de l’eau Seine-Normandie (80%) et le SyAGE (20%).