Le 17 septembre, Romain Colas, président du SyAGE, est intervenu à la préfecture de région d’Île-de-France dans le cadre du Forum des acteurs de l’eau, lors d’une table ronde consacrée à la sobriété et au partage de la ressource en eau, organisée par l’Agence de l’eau Seine-Normandie.
Son intervention a notamment porté sur une question qui pourrait devenir centrale pour les collectivités : comment financer durablement les services d’eau et d’assainissement alors même que les politiques de sobriété visent à réduire les consommations ?
Pour le SyAGE, cette question est concrète. Le financement du service d’assainissement repose notamment sur une redevance dont le produit est directement lié au volume d’eau consommée. .
À tarif inchangé, une baisse durable des volumes consommés entraîne donc une diminution des recettes liées à cette redevance. Dans le même temps, les besoins du service restent importants : renouvellement et réhabilitation des réseaux d’assainissement, amélioration de leur performance et adaptation des infrastructures aux évolutions du climat.
« Nous devons collectivement nous saisir de cette question : si nous réussissons à réduire les consommations d’eau, comment continuerons-nous à financer les infrastructures qui permettent de garantir un service performant ? » C’est l’un des enjeux soulevés par Romain Colas devant les acteurs de l’eau réunis à la préfecture.
Pour le président du SyAGE, l’objectif de sobriété n’est pas remis en cause. Il invite au contraire les pouvoirs publics et les acteurs de l’eau à anticiper les conséquences de cette évolution et à réfléchir dès aujourd’hui à l’adaptation des modèles de financement des services publics de l’eau et de l’assainissement.
La sobriété constitue ainsi un défi à la fois environnemental et économique : réduire les prélèvements tout en garantissant, dans la durée, les moyens nécessaires à l’entretien et à la modernisation des infrastructures.




